Débats sur le "SDRIF-E" : Défense de la santé publique, de la sobriété foncière et du climat
Contexte général : le "SDRIF-E", un document qui engage l’Île-de-France jusqu’en 2040
Le "SDRIF-E" (Schéma directeur de la Région Île-de-France – "Environnemental") fixe les orientations qui guideront l’aménagement du territoire pendant les quinze prochaines années :
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logements,
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mobilité,
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biodiversité,
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équilibre entre espaces naturels et urbains,
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objectifs climatiques,
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gestion des sols et des ressources.
Dans ce débat crucial, j’ai défendu plusieurs amendements visant à protéger les habitants, réduire les nuisances, sortir des projets climaticides et promouvoir la sobriété foncière.
J’ai également rappelé mon opposition déterminée au projet de franchissement routier de la Seine entre Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons, projet du siècle dernier, inutile, destructeur et incompatible avec les objectifs environnementaux annoncés.
défense de l'amendement 83 – Protéger 1,9 million de Franciliens des nuisances aériennes
En 2021, nous avons ouvert un débat de fond sur l’avenir des infrastructures aéronautiques, dont la fermeture à terme de l’aéroport du Bourget pour jets d’affaires.
Mais l’enjeu immédiat est tout autre : 1,9 million d’habitants subissent chaque jour les nuisances des trois grands aéroports franciliens.
Lors des mobilisations de DRAPO, ADVOCNAR et des associations de riverains, la majorité régionale était absente. Pourtant, ces associations rappellent l’essentiel :
👉 l’avion silencieux, non polluant et zéro carbone n’existe pas.
Il s’agit d’un mythe technologique.
J’ai défendu un amendement visant à créer un périmètre de protection interdisant la construction de logements, d’ERP et de lycées sous les couloirs aériens.
C’est une mesure de santé publique, de bon sens et de cohérence territoriale.
J’ai demandé un scrutin public sur cet amendement.
Défense de l'amendement 69 – Zéro artificialisation brute et sobriété foncière
Depuis le début du débat, une confusion volontaire est entretenue :
« Vous seriez contre les gares dans les champs », répète la majorité.
C’est faux, et surtout c’est ridicule.
Voici les faits :
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l’Île-de-France est déjà artificialisée à 21,3 %,
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la Bretagne arrive à 12,4 %,
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la Nouvelle-Aquitaine n’est même pas dans le top 5.
Le zéro artificialisation brute, ce n’est pas empêcher de construire :
c’est reconstruire la ville sur la ville, reconquérir les friches, densifier intelligemment, transformer le tertiaire inoccupé en logements.
C’est cela, la sobriété foncière.
J’ai rappelé que cette démarche impose d’évaluer les projets à l’aune :
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du climat,
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de la biodiversité,
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de la qualité de l’air,
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et de la protection des sols.
J’ai demandé que la Région arrête de soutenir les grands projets inutiles et climaticides, ceux qui détruisent les terres agricoles au profit d’infrastructures devenues obsolètes.
Là encore, j’ai demandé un scrutin public.
Position politique réaffirmée sur le franchissement de la Seine entre Vigneux et Athis : un projet du passé
J’ai rappelé avec force mon opposition au nouveau franchissement de la Seine entre
Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons.
Pourquoi s’y opposer ?
Parce que c’est :
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inutile pour les mobilités du quotidien,
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destructeur de terres agricoles,
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incompatible avec nos objectifs climatiques,
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coûteux pour les finances publiques,
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basé sur une vision dépassée de la route et du trafic.
Ce franchissement aurait pour seul effet d’augmenter le trafic routier, d’aggraver la pollution et de détourner des investissements nécessaires ailleurs.
La Région doit investir dans :
👉 les transports du quotidien,
👉 la rénovation des gares existantes,
👉 la cohérence territoriale,
👉 la sobriété foncière.
Pas dans des infrastructures héritées du XXᵉ siècle.