Il y a quelque chose de pourri dans la ville de Savigny-sur-Orge (1ère Partie)

Publié le par François DAMERVAL

 

A Savigny-sur-Orge, le budget vient d’être adopté à une simple majorité et non à une majorité qualifiée. En soit, dans une démocratie exemplaire, nous aurions un scrutin proportionnel et çela ne me poserait aucun problème. Mais là nous sommes sous le coup d’un mode de scrutin proportionnel de liste avec prime majoritaire.

En 2008, lors des élections municipales, la majorité a été atteinte grâce à un écart de 14 voix au premier tour, permettant à 30 conseillers municipaux sur 39 d’accéder à la conduite de la ville pour un cinquième mandat consécutif. Lors de leur campagne, ils ont assumé leur bilan mais pour autant, nous n’avons eu ni mot ni acte pour encourager la population à participer à la vie citoyenne de sa ville.

Revenons un peu sur les conditions de l’élection municipale :

 

 

Votants

DVG

UMP

PS/Vert/PRG/Modem

Inscrits

B1

Mairie

54,58%

10,14%

52,93%

36,93%

1451

B2

Mairie

55,12%

10,57%

52,28%

37,15%

1288

B3

F. Buisson

57,35%

9,57%

48,16%

42,27%

1224

B4

F. Buisson

58,14%

11,26%

43,83%

44,92%

1474

B5

A. Briand

55,15%

11,79%

52,58%

35,63%

1534

B6

A. Briand

57,60%

11,02%

54,85%

34,13%

1356

B7

A. Briand

56,46%

9,96%

55,19%

34,85%

1323

B8

J. Ferry

56,34%

9,74%

54,79%

35,48%

1120

B9

J. Ferry

60,32%

8,35%

53,32%

38,33%

1114

B10

Champagne

58,50%

9,79%

53,06%

37,15%

1588

B11

Gâtines

55,50%

8,13%

55,02%

36,84%

764

B12

Marguerittes

61,74%

9,52%

55,62%

34,86%

1346

B13

Grand Vaux

47,33%

18,97%

40,80%

40,23%

748

B14

Grand Vaux

46,67%

20,24%

32,29%

47,47%

915

B15

Kennedy

57,06%

11,70%

51,37%

36,93%

1395

B16

Châteaubriand

46,92%

15,15%

35,66%

49,20%

1639

B17

Gâtines

58,37%

10,44%

49,61%

39,96%

1571

B18

J. Ferry

54,13%

9,13%

51,14%

39,73%

1005

Total

 

55,69%

11,08%

50,12%

38,80%

22855

On peut remarquer que les plus faibles taux de participation (en jaune) se situent dans les quartiers plutôt populaires, concentrant une grande partie de l’habitat collectif. Plus spécifiquement, le quartier de Grand Vaux, qui a fait l’objet d’une campagne de communication savamment orchestrée pour faire oublier la fermeture de tous les commerces lors de la dernière mandature, et le remplacement par le revendeur de produit à DLUO courte ou dépassée à savoir l’entrepôt ( et ce de 2 mois avant l’élection à coups de subventions ou d’avantages municipaux). Enfin, le quartier des Prés-Saint-Martin oublié de toute politique de développement, et symptomatique comme les secteurs précités du désarroi démocratique de notre ville.

Celui-ci sera amplifié par les conditions mêmes de la conduite de la campagne. A titre d’illustration, la milice armée -qui répond au doux nom de police municipale-, confondant les statuts ASVP et policiers municipaux, se fera surprendre en train de patrouiller avec des armes de catégorie 6 en dehors des heures de travail, dans un véhicule municipal ayant pour vocation à terroriser la ville et à intimider l’opposition lors des derniers tractages. Si l’on considère cela comme ne faisant pas partie des us et coutumes de la ville, il faudrait alors considérer que la mairie a utilisé la collectivité à des fins personnels dans le carde de la campagne.

Les listes électorales ont été transmises à l’opposition début mars pour des élections quelques jours plus tard et ce, dans un carton regroupant 2500 pages. La mairie a prétexté ne pas savoir transmettre une liste sous forme électronique, alors qu’elle en avait transmise une en 2006 pour les cantonales partielles consécutives au décès de Simone Dussart. Mis à part cela, tout est vraiment démocratique dans notre ville.

Le soir même de l’élection municipale, l’opposition n’aura pas le droit à un exercice démocratique républicain qui est de reconnaitre la victoire. La « milice » reconduira l’opposition à la porte. La première tribune du groupe d’opposition passera à la trappe dans le premier journal municipal.

Histoire de brouiller un peu plus la donne, le double jeu joué par Jean Estivill sur la ville est catastrophique. Sous ses casquettes de président de Savigny Egalité, qui entretient la confusion des genres entre parti politique et association citoyenne, et de président de l’ARAC, qui sert de base arrière à Savigny Egalité, il utilise les manifestations publiques comme tribunes politiques, et distille un venin nauséabond avec clairons et fanfares offerts par la droite locale. Il rend bien à ses soutiens de droite en attaquant en bonne et due forme la gauche locale, et sert ainsi de cheval de Troie à toutes les bassesses.

Publié dans Savigny sur Orge

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