Discussion générale : rapport cadre sur l'Europe

Publié le par François DAMERVAL

Dans le discours inaugural du 35ème président des Etats Unis d’Amérique prononcé le 20 janvier 1961, il y a cette phrase magnifique :

« Vous qui, comme moi, êtes Américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde »

Alors pour la présentation du rapport-cadre sur l’Europe, j’aurais aimé que vous inspiriez des mots de John Fitzgerald Kennedy. Et je vais les paraphraser :

« Vous qui, comme moi, êtes franciliens, ne vous demandez pas ce que votre Union peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre Union. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que la France et l’Union peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde »

Car d’Europe, il en est très peu question dans le rapport-cadre. On parle des fonds européens, on parle des partenariats avec d’autres régions, on indique la sortie de réseaux européens sans d’ailleurs citer lesquels mais rien sur le fond.

Subir ou agir de cela il n’est pas question.

J’aurais aimé vous voir prendre position sur Horizon 2020 et le changement climatique.

J’aurais aimé vous voir parler de culture, d’agriculture et de tant d’autres sujets.

J’aurais aimé vous entendre soutenir les 17 objectifs du développement durable, qui sont aujourd’hui repris par l’Union européenne.

J’aurais aimé vous entendre dire que vous alliez prendre votre part. J’aurais aimé que vous vous inscriviez dans les pas de Michel Rocard qui nous a quitté samedi dernier et qui disait « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part » alors que votre famille politique ne se limite généralement qu’à la première partie de la phrase.

J’aurais aimé que vous vous positionner sur le TAFTA et le CETA comme outils d’affaiblissement du pouvoir décisionnaire de notre région au profit d’entreprises multinationales.

Qu’avez-vous fait des propos du 1er discours de la première femme présidente du Parlement européen, l’immense Simone Veil qui prônait l'Europe de la solidarité, de l'indépendance et de la coopération ?

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